Qui veut améliorer sa santé doit apprendre à harmoniser son souffle. Proverbe chinois
Pour bien pratiquer les exercices chinois de santé et en retirer tous les effets salutaires, il faut commencer par apprendre la respiration consciente et avoir une notion assez précise de ses principaux aspects.
Voici comment notre maître chinois décrit la respiration qu’il pratique pendant le Tai Ji Quan :
J’inspire par le nez et je fais descendre « l’air »; à l’intérieur du corps, l’air suit la ligne médiane du thorax, du ventre (qui se gonfle) et du périnée. Par une action à la fois mentale et musculaire, je fais remonter « l’air » du périnée au coccyx d’où il suit la ligne médiane du dos (la colonne vertébrale), de la nuque, du crâne et du visage.
Mon inspiration se prolonge jusqu’à ce que ‹ l’air › (nous dirions l’onde respiratoire, l’onde énergétique, le souffle) ait atteint approximativement la pointe des omoplates.
A ce moment débute mon expiration. Pendant celle-ci et en fonction du mouvement que j’ai à exécuter, je dirige « l’air » vers mes épaules, mes bras et mes mains, ou vers mon ventre, mes jambes et
mes pieds. Je dirige cette énergie vers mes mains lorsque j’ai à effectuer une poussée vers l’avant pour culbuter mon adversaire ; je la dirige vers le bas quand j’ai à m’enraciner dans le sol pour résister à
une poussée de mon adversaire.
Ma conscience conduit ma respiration de façon ininterrompue : ma respiration conduit, conditionne et dirige de même chacun de mes mouvements. En général mes mouvements vers le corps — je me
ramasse alors pour préparer une poussée — se font pendant que j’inspire : la poussée. elle. se fait toujours sur l’expiration.
Il va de soi que, pour notre maître chinois, « l’air » est autre chose et aussi davantage que le seul fluide gazeux composé d’oxygène, d’azote, de gaz. carbonique. etc., que, nous, nous comprenons sous
le terme « air ».
Dans l’esprit de notre maitre, ce mot désigne à la fois :
- L’air réellement inspiré et dont le cheminement en tant que tel ne dépasse pas, dans le corps, les poumons,
- une onde agissante musculaire et neurovasculaire, d’abord descendante et puis ascendante.
- et surtout, une mobilisation énergétique dont ic cheminement
se fait grâce à l’action d’une conscience particulièrement lucide et
aigue.
Nous nous trouvons là en présence d’un acte énergétique d’un
caractère très particulier, constamment conscient et dirigé, d’un acte
qui met en branle une circulation intensifiée du potentiel vital.
LÉO LANDSMAN
RINNIE TANG
LE MOUVEMENT QUI APAISE
Exercices chinois de santé
Aspects du Tai Ji Quan

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